"Cậu ấy nhìn tao kìa!" "Nhìn ai cơ?" "Thì crush đó, ai nữa!" "Ôi mẹ ơi!"
Tiếng tin nhắn reo ầm ĩ trên chiếc điện thoại cũ của tôi. Nhóm chat lớp 11A3 lúc 22h đêm thứ Ba, đáng lẽ ra phải im ắng như tờ vì sáng mai có tiết kiểm tra 15 phút Toán, vậy mà giờ đây lại nhộn nhịp hơn cả chợ Tết.
"Ai đó có crush ai đó. Mà 'ai đó' lại không biết 'ai đó' có crush 'ai đó'. Trời ơi muốn nổ tung!!!"
Dòng tin nhắn từ nick "Bà Tám Vạn Năng" (chính là con nhỏ Ngọc Ánh, trùm buôn chuyện của lớp) vừa xuất hiện đã khiến cả group chat như nổ tung. Điện thoại trong tay tôi rung bần bật không ngừng.
**Thảo My (me):** "Ánh ơi, mày đừng có câu view nữa. Nói thẳng đi!" **Quang Minh:** "Nói nhanh đi Ánh ơi, tao còn đi ngủ!" (Thằng này nói dối, chắc đang hóng hơn ai hết) **Hoàng Anh:** "Ngọc Ánh, mày mà không nói là tao block mày khỏi group luôn nha!" (Đe dọa vậy thôi chứ Hoàng Anh cũng tò mò lắm)
Ngọc Ánh chỉ thả một cái sticker hình con mèo đang cười nham hiểm, rồi im lặng một lúc. Cả group chat căng như dây đàn, mọi người đều ngưng typing, chỉ chờ đợi một cái tên. Tôi có cảm giác như tim mình đang đập thình thịch muốn nhảy ra khỏi lồng ngực. Ai cơ chứ? Chẳng lẽ... không thể nào!
Cuối cùng, sau vài giây hồi hộp đến nghẹt thở, Ngọc Ánh mới đánh một dòng tin nhắn:
"Thôi được rồi, tao không vòng vo nữa. Này nhé, *có người* trong lớp mình thích *Nguyễn Hoàng Đức*!"
"CÁI GÌIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
